jeudi 30 mai 2013

Aggrave son cas - Stéphane Guillon



 
Aggrave son cas
Stéphane Guillon
Édition Points, 2009
246 pages


Genre(s) : Humoristique, Autobiographie


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Résumé :
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Stéphane Guillon dévoile et raconte pour la première fois les coulisses de son métier. L'écriture du portrait, les pressions exercées, sa peur et celle de ses victimes, le face-à-face avec l'invité et ses répercussions. Un travail sans complaisance où l'humoriste prend ses responsabilités dans ses dérapages, mais éclaire avec ironie un système où les plus mauvais coucheurs ne sont pas forcément ceux qu'on croit. Des papiers censurés à ses plus belles rencontres : Carole Bouquet, Benjamin Castaldi, Joey Starr, Sean Connery, Dieudonné, Guillaume Durand, Nadine de Rothschild, Raphaël... Le best of d'un provocateur de talent !
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Mon avis :
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Il y a pratiquement un an, j'enchaînais les fou-rires grâce à "On m'a demandé de vous calmer", il était temps que je m'attaque aux autres livres de Stéphane Guillon, et mon moral étant en dents de scie en ce moment c'était le moment idéal pour m'y mettre.
Finalement même si je n'ai pas passé mon temps à rire comme une demeuré, j'ai largement souri.
Dans ce recueil, les chroniques de Guillon date de l'époque où il faisait parti de l'émission 20h10 pétantes, je n'en connaissais donc aucune (excepté l'épisode avec Vincent Delerm qui est bien connu) et toutes concernent les people, les fils et filles de, les anciennes gloires, les nazes, les humoristes, les monstres sacrés... J'avoue que parmi eux, quelques noms me sont complètement inconnus, du coup difficile de comprendre les références et de rire aux chroniques mais le reste est très sympathique à lire, peut être un peu trop gentil, j'aurais voulu que Guillon soit un peu plus incisif mais cela aurait peut être été du suicide selon la personne qui est en train de passer à la casserole !

Ce que j'ai bien aimé aussi ce sont les notes de Stéphane Guillon, il nous raconte notamment la réactions des personnalités qui ont été épinglées, si certaines le prennent bien et en rient, d'autres se vexent et rêvent probablement de refaire le portrait de Guillon à coups de hache ! Leur réaction d'ailleurs m'a assez étonnée, certains restent cool alors que je m'attendais à l'inverse et d'autres manquent franchement d'auto-dérision !

Bref, un bon petit moment, quelques chroniques sont moins bonnes que le reste, mais il y a de quoi bien s'amuser, et avoir envie de lire les autres livres de Stéphane Guillon !
 
 
Extrait :

Plastic Bertrand, en 78 quand on vous a découvert, c'était déjà inquiétant, vingt-six ans plus tard : nouvel album... Ça devient tragique ! Je ne sais pas si on peut décréter l'état de catastrophe naturelle pour la sortie d'un disque ? 
Je l'ai écouté jusqu'au bout. Tout de suite j'ai appelé le Guiness book pour les avertir. Ils m'ont dit "Ça nous intéresse !". Septième come-back... Le plastique c'est indestructible : tu laisses une sandale sur une page, cent ans plus tard, elle y est toujours. Ça se recycle très bien (montrer le disque) : nouveau look, coiffure à la tintin, tu bidouilles deux, trois notes, tu ressors un album !
Et puis avec le tri collectif aujourd'hui : les disques de Jenifer, Jonathan, Nolwenn, tu mets tout dans le même bac.

Le titre, à lui seul, est un poème : "Ultraterrestre" ça peut effectivement être commercialisé dans des galaxies lointaines. T’envoies le disque en orbite tant qu'il tourne autour de la Terre, c'est pas sur ta platine. En même temps, si c'est le seul témoignage de notre civilisation. Chanson n°8 : "A oilpé sur le canapé, si tu veux de moi, je veux de toi" Je me mets à la place d'un extraterrestre qui reçoit "ultra-terrestre" t'auras beau lui expliquer que Plastic était blond et belge. Au moins, on est sûr de ne jamais être colonisé !

Plastic Bertrand, un physique de mutant : naissance selon les journaux : 54, 57 ou 58... j'espère qu'il n'y en a pas plusieurs. Deux enfants : Cellophane et Papier Bulle [...]
Nom véritable : Roger Jouret. Le dernier Jouret célèbre, c'est celui de "L'ordre du Temple solaire" adepte du barbecue : cinquante morts. "Mes frères je vais vous faire écouter la musique de mon cousin Roger. -Non, non, on préfère s'immoler." [...]
Je suis content de vous revoir... Ah oui, oui, oui... Je m'étais inquiété. On m'avait dit "Plastic Bertrand est mort - Ah bon ? - Oui, il s'est assis sur un radiateur !" A l'époque, ça m'avait fait rire. j'avais quatorze ans, on n'est pas totalement fini.


Ma note :

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