mardi 31 mars 2015

Bridget Jones : Folle de lui - Helen Fielding





Bridget Jones : Folle de lui
Helen Fielding

Édition Albin Michel, 2014
Traduit par Françoise Sorbier
441 pages


Genre(s) : Chick-lit, Romance

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Série : Bridget Jones

1. Le journal de Bridget Jones
2. Bridget Jones : l'âge de raison
3. Bridget Jones : Folle de lui
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Résumé :
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Veuve, 51 ans, mère de deux enfants en bas âge, mais toujours en quête de l'homme idéal : Bridget is back ! Elle n'est plus obsédée par ses kilos, plutôt par les réseaux sociaux, le nombre d'amis qu'elle a sur Facebook (ce qui ne peut que mal se passer, vu son niveau en informatique) et ses enfants qui la font tourner en bourrique. Le grand Mark Darcy - avec qui elle a vécu le bonheur conjugal pendant dix ans - est mort dans un accident, et après une longue période de deuil, Bridget se transforme en cougar dans les bras d'un trentenaire sexy (et quelque peu immature).
Mais pour combien de temps ? Car elle a bien entendu toujours le don de se mettre dans des situations impossibles.
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Mon avis :
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Je ne suis pas une grande fan des deux premiers tomes, même si je les aime bien je dois dire que je préfère cent fois le premier film (que je revois très souvent avec le même plaisir) car la Bridget sur papier a tendance à m'agacer, mais j'étais malgré tout curieuse de lire cette suite malgré l'absence de Mark. Et... vous comprendrez bien vite ce que j'ai pensé de ce nouveau tome ! (Indice : j'en pense autant de bien que je ne pense de bien de 50 nuances de Grey !)

10 ans se sont écoulés depuis la fin de "L'âge de raison", alors qu'elle était heureuse aux côtés de Mark à l'époque, elle se retrouve aujourd'hui veuve avec deux enfants en bas âge et une bonne petite dépression, mais également avec un petit jeune dans son lit !

Alors qu'est ce que c'est que cette daube exactement ? L'auteur avait besoin d'argent pour payer ses impôts ? Son éditeur a menacé de tuer son hamster si elle ne pondait pas ce troisième tome ? Non parce que là on est vraiment au ras des pâquerettes, je dirai même qu'on est dans les catacombes tellement c'est catastrophique et ce, à tous les niveaux !
 
Tout d'abord l'histoire tient facilement sur un post-it tant elle est vide et répétitive; Bridget chouine, elle se pose des questions sur son petit ami de 20 ans, elle essaie de maitriser les nouvelles technologies, elle se dit que ce n'est pas normal de sortir avec un mec plus jeune (gné ?), elle s'occupe de ses enfants malades, elle attend les sms de son petit-ami, elle chouine, elle s'inscrit sur Twitter, elle espère avoir des "followers", elle chouine, elle espère avoir des "followers", elle espère avoir des "followers", elle espère avoir des "followers"... (vous la sentez la lassitude là ?!). Non seulement ce n'est pas intéressant mais c'est en plus très pénible, je vais radoter par rapport à mon billet sur 50 nuances (oui cette daube m'aura vraiment traumatisée) mais relire les mêmes bêtises inutiles en boucle me gave au plus haut point, si l'auteure manque tellement d'inspiration autant ne rien écrire du tout plutôt que de faire le perroquet pendant plus de 400 pages car là non seulement c'est une perte de temps mais aussi un joli foutage de gueule, encore plus quand on arrive à une fin si conventionnelle qui nous prend un peu (beaucoup) pour des blaireaux tant elle sent bon le réchauffé par rapport au premier tome, bref, plus de 400 pages vide de sens !

Par ailleurs, si les deux premiers tomes pouvaient faire sourire, voir rire, ce troisième opus est aussi drôle qu'une séance chez le dentiste, pour la simple et bonne raison que c'est de l'humour gras et pipi-caca qui ne pourrait faire rire qu'un gamin de 3 ans ou quelqu'un de bourré (ou un gamin de 3 ans bourré aussi, pourquoi pas !), pas de veine je n'avais pas d'alcool sous la main et j'ai trouvé le temps bien long, pourtant un rien me fait pouffer comme une cruche et mon humour ne vole pas haut (vous le savez puisque vous lisez mes chroniques !) mais il ne faut pas trop m'en demander non plus, là c'est pitoyable et limite gênant, le sens de l'humour de Helen Fielding s'est probablement barré en vacances en même temps que son imagination car l'ensemble du livre est d'une belle fainéantise, ce n'est plus de l'humour anglais, c'est juste de l'humour de merde, au sens propre comme au figuré !

Dois-je préciser que les personnages sont tout aussi nuls que le reste ?
En plusieurs années, Bridget n'a pas évolué, elle a plutôt régressé, à la rigueur je peux comprendre que la Bridget de 30 ans des deux premiers tomes puisse être immature (quoi que...), mais que la Bridget de 50 ans ayant deux jeunes enfants a élever seule après la mort de son mari n'ait pas pris du plomb dans la tête là j'ai du mal, elle donne plutôt l'impression d'être une ado de 15 ans accro à Twitter qu'une adulte responsable.
Son comportement me donne limite envie de m'éclater le crane contre le mur (ce qui serait dommage car je viens de refaire le papier peint) pour abréger mes souffrances qui durent depuis trop longtemps, entre Anastasia-je-suis-poursuivie-par-un-psychopathe-mais-je-me-laisse-avoir-parce-qu'il-est-trop-beau et Bridget-j'ai-le-cerveau-aussi-frais-que-celui-de-mon-défunt-mari, je suis servie niveau gourdasses qui ne sont pas fichues de faire un tant soit peu preuve de réflexion, je ne demande pas à ces "héroïnes" d'être lauréates du prix Nobel de chimie mais connecter leurs trois neurones valides une fois de temps en temps ne leur ferait pas de mal ! 
Et sans déconner, c'est quoi ces nanas qui sont obsédées par les calories, les fringues et le cul de leurs mecs ? Elles n'ont pas d'autre intérêt dans la vie ? Bridget a des enfants, il n'y avait pas possibilité d'avoir de jolies scènes avec eux ? On n'aurait pas pu avoir des scènes drôles avec ses amis aussi (enfin si ses amis n'avaient pas été aussi insupportables évidemment) ? Bref, se retrouver face à autre chose qu'à un cliché ambulant ? Franchement je suis blasée en voyant que des auteurs (des auteurs femmes qui plus est) ne sont pas capables de créer d'autres personnages que l'éternel stéréotype de l'emmerdeuse superficielle et niaise, non seulement c'est pénible mais en plus personnellement j'ai du mal à m'identifier à ce genre de personnage, parce que les vêtements je m'en fous, je porte les 3 mêmes fringues en boucle depuis 2 ans, les relations amoureuses je m'en fous aussi (et puis de toute façon je suis un aimant à glandus alors autant faire une croix dessus !), et le coté emmerdeuse.. oui bon là je pourrais m'identifier à la limite mais ce n'est pas une raison ! Servez nous d'autres héroïnes par pitié, de préférence réalistes et attachantes et surtout possédant un cerveau, plutôt que des pintades pareilles !

Au niveau des autres personnages, je dois dire que je n'ai pas grand chose à dire, les amis de Bridget m'ont donc tapé sur les nerfs, les hommes de ce tome sont complètement transparents, les enfants de Bridget sont juste là pour faire joli, finalement le seul personnage sympa à retrouver est Daniel Cleaver qui fait une petite apparition et est toujours fidèle à lui même, les autres sont tout simplement à jeter !

Vous l'aurez peut-être remarqué; je ne prends même plus de gants, je n'essaie même pas de trouver un point positif à cette lecture car il n'y en a pas, avoir enchainé deux bouquins puants a causé des dommages irréversibles sur mon cerveau, je ne mange plus, je ne dors plus et j'envisage de commencer une thérapie !
Plus sérieusement, je trouve cette suite bâclée, inutile, agaçante, manquant cruellement d'idées... C'est une horreur tout simplement, et je ne vois pas l'intérêt de cette suite à par pour montrer que Bridget s'est mis aux réseaux sociaux et à sortir avec des gars plus jeunes qu'elle... Super, nos vies vont être complètement chamboulées après ces révélations...
Bref, un très mauvais livre, tout juste bon à caler sous un meuble ou à balancer dans la cheminée !
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Ma note :
 

1 commentaire:

  1. Bravo, je suis du même avis. Une histoire stupide et l'héroïne idem. Plus rien du charme du premier film. Si la vie se résume à paniquer à la moindre contrariété, à faire la chasse aux mecs, à vouloir être populaire sur les réseaux sociaux et à fréquenter des gens déjantés, alors je la plains, sa vie est bien triste. Je trouve navrant de donner cela en exemple aux lecteurs. J'ai jeté le livre arrivée à la page soixante.

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